Sisley Alfred

SISLEY Alfred

1839 – 1899
Sisley AlfredAlfred Sisley est le seul du groupe des Impressionnistes à n’avoir pas véritablement connu le succès de son vivant, malgré le soutien des marchands d’art Paul Durand-Ruel et Georges Petit. La renommée qui lui avait été refusée de son vivant s’attache à son nom deux ans après sa disparition.
Sisley est un peintre exclusivement paysagiste qui a le mieux cherché et réussi à exprimer les nuances les plus subtiles de la nature dans les paysages impressionnistes.
D’origine et de nationalité britannique, il s’inscrit dans la lignée de Constable, Bonington et Turner. Fils d’un riche négociant établi à Paris, il entre aux Beaux-Arts en 1862 à l’atelier de Gleyre, où il fait la connaissance de Renoir, Monet et Bazille. En 1864, en même temps que ses amis, il quitte l’École des Beaux Arts et se consacre à la peinture en plein air dans la région de Fontainebleau, à Chailly-en-Bière, puis à Marlotte de 1865 à 1866, grâce à la sécurité matérielle que lui offre son père. Il est admis aux Salons de 1866, 1868 et 1870. Dans le petit groupe laborieux et insouciant que forment Monet, Renoir et Bazille, il apporte de la gaieté, de l’entrain et de la fantaisie. En 1866, il épouse Eugènie Lescouezec, une jeune fille de bonne famille, modèle et fleuriste, dont il aura deux enfants. Auguste Renoir peint le couple en 1868, dans un célèbre tableau intitulé “Les Fiancés” .
La guerre de 1870 va provoquer la ruine de sa famille. La Commune de Paris en 1871 le conduit à se réfugier à Londres où il rencontre le marchand d’art Durand-Ruel. Il revient en France peu après les évènements mais il doit, dans un souci d’économie, s’installer à Marly-le-Roi en 1874. La même année, il fait partie des 31 participants à la première exposition du groupe des Impressionnistes, puis en 1876 et 1877, sans toutefois y acquérir la sympathie ou l’enthousiasme des critiques.
Après 1880, Sisley s’installe dans une retraite solitaire à Moret-sur-Loing, près de Fontainebleau.
Il trouve dans cet endroit une vive source d’inspiration et compose de nombreux tableaux aujourd’hui célèbres, il peint en plein air et en toute saison les paysages de cette région. En 1883, Durand-Ruel lui consacre une exposition particulière et lui achète quelques toiles, mais l’intérêt pour le peintre reste faible. Il meurt en 1899 sans avoir pu obtenir la nationalité française qu’il demandait depuis 1895.

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