Jean-Auguste-Dominique Ingres

INGRES

1780 – 1867

IngresJean Auguste Dominique Ingres, né à Montauban, est en premier éduqué par son père, peintre ornementiste. Elève de David à Paris en 1797, il reçoit le prix de Rome en 1801. Avant son départ pour l’Italie, il fait une série de portraits parmi lesquels Napoléon, Premier Consul (1805) et la Belle Zélie qui confirme son talent, mais au Salon de 1806, les tableaux sont blâmés. Pensionnaire à la Villa Médicis de 1806 à 1810 il étudie les primitifs et Raphaël qu’il adorera toute sa vie. Malmené en France par la critique, il demeure à Rome puis à Florence (1820), puis, enfin salué avec le VÅ“u de Louis XIII (1824) comme rénovateur de la tradition face à Delacroix, Ingres ouvre son atelier rue Visconti, à Paris. Mais le mauvais accueil fait au Martyre de saint Symphorien l’incite à repartir comme directeur de la Villa Médicis (1835-1841). Il travaille à L’Odalisque à l’esclave et surtout à Stratonice (1840) qui attirent une foule enthousiaste au Palais-Royal : c’est son retour définitif à Paris. Il est reçu par le roi Louis-Philippe, le duc de Luynes lui commande la décoration du château de Dampierre, et on le sollicite comme portraitiste. Romantique du classicisme, Ingres crée dans sa vieillesse ses nus les plus éloquents : La Source (1856), Le Bain Turc (1863). Conformément à sa volonté de léguer à sa ville natale une grande partie de ses dessins (4500) ainsi que certains objets personnels, le Musée Ingres ouvre ses portes au milieu du 19ème dans l’enceinte de l’ancien palais épiscopal de Montauban. Armand Cambon, élève d’Ingres, fut son exécuteur testamentaire et premier conservateur du musée.

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