Antonio Allegri

LE CORRÈGE

1489 – 1534

Antonio_Allegri Head_of_ChristPeintre italien de la mystique chrétienne et de la grâce sensuelle, Antonio Allegri, dit Il Corregio ou Le Corrège, fait de Parme un des principaux foyers de la seconde Renaissance en y exerçant une influence durable où il donne toute la mesure de son talent en y décorant une voûte au couvent Saint-Paul (1519). Ces fresques  lui valent d’obtenir une nouvelle et importante commande pour l’église Saint-Jean-l’Évangéliste, il y peint le Couronnement de la Vierge (1520-1523) et la Vision de saint Jean à Patmos (1520-1524), qui montre un espace céleste dans lequel flotte le Christ au milieu des apôtres, assis sur des nuages. Les années 1524/1526 sont celles de la pleine maturité de l’artiste. La richesse des coloris et l’harmonie de la composition caractérisent sa peinture et dès 1522 le Corrège est appelé à décorer la cathédrale de Parme. Les fresques qu’il réalise pour la coupole à base octogonale (1526-1530) couvrent environ 250 m2, et sont parmi les plus célèbres de la Renaissance. Elles comportent une Assomption de la Vierge, œuvre maîtresse de toute sa carrière, évocation du ciel par une savante concentration d’anges qui entraînent dans leur tourbillon aérien une cohorte de saints et de personnages bibliques.
A partir de 1530, il se consacre à la série des Amours de Jupiter, que le duc de Mantoue destine à Charles Quint. Danaé, Léda, Io et Ganymède, sont parmi les plus beaux nus du 16ème.
Le Corrège était déjà occupé aux peintures de l’église Saint-Jean-l’Évangéliste lorsqu’il fut chargé de décorer la cathédrale de Parme, il ne mena pas à son terme la totalité de cette deuxième entreprise qu’il abandonne après avoir exécuté les fresques de la coupole, où l’artiste est parvenu à suggérer un espace infini et lumineux qui fit sa gloire.

Titien eut ces mots en la contemplant : “Qu’on renverse la coupole et qu’on la remplisse d’or, on n’aura pas encore assez pour la payer !”.

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