Monet est connu pour être un des créateurs de l’impressionnisme, le plus convaincu et le plus constant, en même temps que le chef de file du mouvement. Né à Paris, sa famille déménage au Havre vers 1845.
Au lycée il connait une certaine notoriété en peignant des caricatures qu’il expose dans le magasin de fournitures de dessin avec lequel Eugène Boudin travaillait, à l’époque. Boudin encourage le jeune Monet, d’abord réticent, à peindre avec lui en plein air, et Monet dira plus tard de lui : “par le seul exemple de cet artiste épris de son art et de son indépendance, ma destinée de peintre s’était ouverte”. Monet entre ensuite à l’Académie Suisse (Paris) où il fait la connaissance de Pissarro et Cézanne puis à l’Ecole des Beaux-Arts, il intègre l’Atelier de Charles Gleyre et se lie d’amitié avec Bazille, Renoir et Sisley.
Pour ces artistes, trouver des possibilités d’exposition constitue une préoccupation existentielle. Les marchands d’art et leurs galeries allaient certes prendre une importance croissante mais, en France, la possibilité d’exposition la plus importante et incontournable est “Le Salon de Paris”.
A partir de 1863 il se tient tous les ans et un jury composé de membres de l’Académie des Beaux-Arts et de précédents médaillés sélectionnent les oeuvres exposées. Pour la seule année 1863, 4000 oeuvres sont refusées sur les 5000 demandes faites par quelque 3000 artistes, ce qui conduit en 1863 à la création du “Salon des Refusés”.
Pour Monet et ses amis, les années entre le Salon des Refusés et la Guerre de 1870 allaient être placées sous le signe d’une recherche inquiète de leur personnalité artistique et d’une alternance rapide de succès et d’échecs. S’ils sont, à l’exception de Cézanne, sélectionnés au Salon à leur première tentative (en 1865 pour Monet), ils reçoivent ensuite des refus durant toute cette période. A l’exception de ceux disposant d’une situation personnelle aisée (Degas, Caillebotte, Bazille), ils connaissent des périodes d’amère pauvreté, en particulier Monet, que Bazille aide financièrement lorsqu’il doit assumer seul son ménage.
Désespérément pauvre, il cherche constamment des lieux où la vie est moins chère et il vit à Argenteuil de 1873 à 1878, à Vétheuil de 1879 à 1881, à Poissy en 1882, et à Giverny de 1883 à sa mort.
Monet perd sa femme, Camille, en 1879.
A la fin des années 1880 ses oeuvres commencent à attirer l’attention du public et des critiques. La renommée lui apporte du confort et même la richesse. Monet peut acheter en 1890 la propriété de Giverny dans laquelle il vivait en location et il épouse Alice en 1892, après la mort de son mari.
A cette époque il produit des paysages en série : Les rochers de Belle-Ile (1886), Falaises de Belle-Ile (1886), Peupliers sur les rives de l’ Epte (1890-1891).
Dans sa propriété de Giverny, il va transformer petit à petit le jardin en un ensemble décoratif.
Monet supprime les mauvaises herbes, les haies, bêche, sème du gazon, plante des arbres ornementaux et crée des séries de parterres de fleurs variées. Il produit également un potager pour nourrir la famille. Le soir, les enfants arrosent et désherbent souvent.
En 1893, il commence l’aménagement de son célèbre “jardin d’eau” avec l’étang aux nymphéas.
Monet laisse une oeuvre considérable autant par la quantité (plus de 2000 oeuvres répertoriées) que par sa recherche impressionniste, dont il est le représentant le plus typique. La propriété de Claude Monet à Giverny est aujourd’hui un lieu de visite ouvert au public. Elle est gérée et entretenue par la Fondation Claude Monet.
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