1791 – 1824
Théodore Géricault est issu d’une famille bourgeoise royaliste qui s’installe à Paris en 1796. Il entre au lycée mais les études ne l’intéressent guère, il n’a que deux passions : l’art et le cheval. Sa mère meurt en 1808 et le jeune Théodore entre dans l’atelier de Carle Vernet, peintre spécialisé dans l’étude des chevaux, il se lie alors avec son fils, Horace Vernet.
En 1810 il entre dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin, maître de l’école néo-classique, puis en 1811 il entre à l’école des Beaux-arts de Paris. Il présente au Salon de 1812 une peinture équestre qui fait sensation et remporte une médaille mais le Salon suivant ne lui apporte que des déceptions et ses oeuvres passent inaperçues. Il échoue au concours du Prix de Rome en 1816, voyage en Italie, et découvre les peintres de la Renaissance italienne, Michel-Ange, Raphaël et Rubens. De retour à Paris il s’installe rue des Martyrs, non loin de son ami Horace Vernet, et se consacre à une oeuvre monumentale : Le radeau de la Méduse, qui sera présentée au Salon de 1819. L’oeuvre montre avec réalisme l’expression de l’agonie à travers les survivants du naufrage du navire la Méduse entassés sur un radeau. Bien que controversée, cette toile eut un grand succès.
En 1820 Géricault organise une exposition itinérante en Angleterre en compagnie de son ami Charlet, un lithographe qui l’initie à cette technique. Il peint les courses de chevaux (le derby d’Epsom, 1821) et fait de nombreux dessins et lithographies d’une puissance extraordinaire évoquant le dur labeur du cheval au travail ainsi que les scènes de la vie quotidienne. La peinture anglaise l’inspire beaucoup. En 1821 il rend visite à David en exil à Bruxelles, et rentre à Paris. Entre 1822 et 1823, Géricault mène une vie désordonnée, il dépense de grosses sommes d’argent pour entretenir plusieurs chevaux, parallèlement, son art s’oriente vers les peintures évoquant la souffrance et la mort, après des visites à la Salpetrière il peint une série de 10 portraits “d’aliénés mentaux”.
Deux accidents entraîneront une aggravation des lésions faisant suite à une première chute à cheval, il s’alite en 1823 et meurt en 1824, laissant inachevés de grands projets restés à l’état d’esquisses.
Géricault innove dans la recherche des mouvements et de couleurs mais il a surtout introduit les thèmes qui permettent de parler d’une nouvelle école : le Romantisme.
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