Camille Corot

COROT Camille

COROT1796 – 1875

Issu d’une famille aisรฉe de la petite bourgeoisie parisienne qui lui verse une modeste rente pour qu’il se consacre ร  sa vocation de peintre, Jean-Baptiste Camille Corot est formรฉ par Michallon et Bertin. En 1825 il part en Italie oรน il reste 3 ans, dans l’รฉmulation du groupe des Franรงais. Perpรฉtuel itinรฉrant, l’artiste ne cesse de voyager : Normandie, Bretagne, Bourgogne, Auvergne, Picardie, Provence, prolongeant ses incessantes pรฉrรฉgrinations jusqu’en Suisse, aux Pays-Bas, ร  Londres et il retourne en Italie ร  deux reprises, comme Corot mรจne jusqu’ร  la perfection un art qui fait naรฎtre une atmosphรจre par les variations subtiles d’une tonalitรฉ, dont de nombreux chefs-d’ล“uvre en marquent les รฉtapes : le Port de La Rochelle, la Cathรฉdrale de Mantes, le Beffroi de Douai, l’Intรฉrieur de la cathรฉdrale de Sens. Aprรจs 1835, la notoriรฉtรฉ de Corot s’รฉtablit par ses envois aux Salons : Silรจne, la Fuite en ร‰gypte, Homรจre et les bergers, Destruction de Sodome, Macbeth et les sorciรจres, Souvenirs de Ville-d’Avray, Souvenir de Mortefontaine, Marietta, la Toilette, la Dame en bleu, la Jeune Grecque, la Femme ร  la perle. Corot laisse aussi 600 dessins qui sont gรฉnรฉralement des notes ou des indications en vue de tableaux, et ne vient que tardivement ร  l’estampe. Il laisse une quinzaine d’eaux-fortes et autant de lithographies, des paysages pour la plupart. Son ล“uvre est plus riche en clichรฉs-verre (prรจs de 70), exรฉcutรฉs ร  partir de 1853 suivant le procรฉdรฉ nouveau mis au point par ses amis d’Arras, les photographes Grandguillaume et Cuvelier et le peintre Dutilleux.ย 

Le Louvre et le musรฉe d’Orsay possรจdent 115 peintures de Corot mais la concentration la plus importante se trouve en Amรฉrique.

La prรฉdominance de son gรฉnie รฉclate aujourd’hui, pourtant son influence fut moindre et il ne marque pas la gรฉnรฉration de peintres qui lui succรจdent, sa place dans la peinture franรงaise est unique. Baudelaire avait dรฉcelรฉ ce caractรจre d’exception quand il qualifie son ล“uvre de “miracle du cล“ur et de l’esprit “. Paul Valรฉry voit dans le style de Corot la marque dโ€™une humble simplicitรฉ qui “suppose la complexitรฉ des choses et la quantitรฉ des regards possibles et des essais”. Avant lui, Emile Zola estime que Corot est “le doyen des naturalistes”, “le sentiment vrai qu’il a de la nature, la comprรฉhension large des ensembles, surtout la justesse et l’harmonie des valeurs en font un des maรฎtres du naturalisme moderne”. Cโ€™est sans doute Baudelaire qui a le mieux rรฉsumรฉ lโ€™ล“uvre de Corot : Jean-Baptiste Corot peint la nature avec “autant dโ€™intelligence que dโ€™amour”.

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