Gustave Caillebotte

CAILLEBOTTE Gustave

Gustave_Caillebotte The_Floor_Planers1948 – 1892

Peintre, mécène et collectionneur, né à Paris en 1848 dans une famille très aisée, son père est un riche industriel d’origine normande qui a fait fortune en vendant des draps à l’armée de Napoléon III, puis dans les biens immobiliers à l’occasion de la transformation de Paris par le baron Haussmann. Gustave Caillebotte est le moins connu des peintres impressionnistes, pourtant il laisse derrière lui plus de 500 Å“uvres dans un style plutôt réaliste, plus photographique que celui de ses amis. Ancien élève de l’École des Beaux-Arts de Paris et de l’atelier de Léon Bonnat, en 1873, à l’âge de 25 ans, il hérite de la grande fortune de son père et d’une propriété à Yerres, le mettant définitivement à l’abri du besoin. Il peut ainsi se consacrer totalement à sa passion, la peinture. C’est en 1875 que Gustave Caillebotte fait ses débuts publics quand il soumet son tableau Les Raboteurs de parquet au Salon officiel, qui est refusé. Caillebotte apporte ensuite son appui financier à ses amis impressionnistes, achète plusieurs toiles à Monet puis Cézanne, Degas, Renoir, Sisley, Pissarro, Manet et débute sa magnifique collection personnelle de tableaux impressionnistes. Il paie également les frais de leurs expositions (les 3e, 4e, 5e et 7e). En octobre 1878, la mère de Caillebotte décède à l’âge de 58 ans, les frères vendent alors l’hôtel particulier parisien et la propriété de Yerres, et s’installent ensemble boulevard Haussmann. En 1883, quand Édouard Manet décède, Caillebotte achète plusieurs tableaux du fonds d’atelier de l’artiste, notamment, Le Balcon et Les courses.

Caillebotte expose régulièrement aux États-Unis où il rencontre un vif succès, fondateur de ce courant “réaliste” qu’illustrera plus tard Edward Hopper, entre autres. A sa mort il lègue à l’Etat sa collection personnelle de tableaux impressionnistes (au nombre de 67) qui n’en accepta finalement qu’une partie après deux ans de négociations menées par Renoir, exécuteur testamentaire de Caillebotte. L’Académie des Beaux-Arts refuse officiellement l’entrée de ces tableaux au musée du Luxembourg et pourtant, en février 1897, a lieu l’ouverture de la Salle Caillebotte, quand l’Etat accepte enfin d’exposer 40 de ces oeuvres.

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