1723 – 1792
Joshua Reynolds est un peintre britannique, il part pour Londres étudier les beaux-arts en 1740, déclarant qu’il préférerait devenir apothicaire plutôt qu’un “peintre ordinaire”, c’est-à -dire portraitiste. Il choisit cependant comme maître le portraitiste à la mode Thomas Hudson. Reynolds travaille à Londres et dans le Devonshire de 1743 à 1749, puis s’embarque pour l’Italie à bord du navire du commandant Keppel dont il fait le portrait à maintes reprises et il reste deux ans à Rome à étudier les antiques, Raphaël et Michel-Ange, puis il repart en mai 1752, par Florence, Bologne, Parme, gagne Venise où il reste trois semaines et fait de très nombreux croquis. En 1755, installé depuis deux ans à Londres, où il demeure jusqu’à sa mort, il demande 12 guinées pour un portrait en buste, 24 pour un portrait à mi-corps et 48 pour un portrait en pied, vers 1782, ces prix passent respectivement à 50, 100 et 200 guinées, soit le double de ceux de son plus proche rival, Gainsborough. Les années suivantes, Reynolds subit l’influence du style plus délicat de Ramsay, de retour d’Italie (1757), et exécute une série de portraits tendres et intimes dont le plus beau est peut-être celui de Georgiana, comtesse Spencer, avec sa fille (1759-1761). De 1760 à 1770 les deux styles, le formel et l’intime, coexistent dans son Å“uvre, la grande “galerie imaginaire” de portraits qu’il consacre à l’aristocratie, à l’armée et à l’intelligentsia britanniques du 18ème. Reynolds a recours à une étonnante variété de poses. Pour la première exposition de la Royal Academy, en 1769, il s’oriente vers le grand style classique de la peinture d’histoire qui domine sa production de 1770 à 1780 et connait son apogée avec les Trois Filles de sir William Montgomery. En 1781, Reynolds visite la Flandre et la Hollande d’où il rapporte de nombreuses notes.
Sans aucun doute, Reynolds est le peintre le plus important de l’école anglaise du 18ème, plus par son prestige, son autorité, l’étendue de sa culture et de ses relations que par ses travaux eux-mêmes. Son Å“uvre est très bien représentée en Grande-Bretagne dans les musées d’Edimbourg ou de Glasgow et plus particulièrement à Londres, toutefois, nombre de ses Å“uvres se trouvent encore dans des collections particulières. Les collections et les musées des États-Unis se disputent les tableaux de Reynolds qui passent sur le marché londonien et contribuent à les disperser encore.
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