Benjamin West

WEST Benjamin

Benjamin West1738 – 1820

West est né dans une contrée où aucun “maître” n’avait encore vu le jour. Les Indiens, dit-on, lui ont appris à colorier des dessins avec des terres,  et un pinceau de poils de chat. William Williams le conseille mais son apprentissage ne commence qu’à son arrivée son arrivée en Europe en 1760. D’abord formé à Rome, encouragé par Raphaël Mengs, West poursuit brillamment sa carrière à Londres où il s’installe à partir de 1763 et ouvre de nouvelles voies à la peinture d’histoire. Il compte parmi les plus importants et les plus représentatifs des créateurs néoclassiques et en 1792 succède à Reynolds, président de la Royal Academy où il expose plus de 250 tableaux entre 1769 et 1819.

Bien qu’il ne soit jamais retourné dans son pays natal, son atelier à Londres est pendant près d’un quart de siècle le rendez-vous des jeunes Américains désireux de s’initier à la peinture. Pour le château de Windsor il reçoit la commande de 8 compositions La Vie d’Edouard III, ainsi que la commande de la décoration de la chapelle privée du roi. Le programme d’ensemble comprenait notamment un triptyque qui devait représenter Moïse recevant les Tables de la Loi , encadré par les prophètes Isaïe et Jérémie. Cette commande, une des plus importantes de la Couronne anglaise avec 26 toiles est interrompue en 1801 et les peintures ne furent jamais apportées au château. A la mort de West en 1820, les séries peintes furent dispersées, 7 appartiennent à la chapelle du “Mémorial de la Guerre” (Etats-Unis, Caroline du Sud). L’église Saint-Martin au Pays de Galles conserve quant à elle Jérémie voit une branche d’amandier fleurie. Il a également laissé des effigies de ses contemporains, comme le Colonel Guy Johnson (Washington, N. G.) ou Mr. and Mrs. Beckford (1797, New York, Metropolitan Museum).

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