Elisabeth Louise Vigée Le Brun

VIGÉE-LEBRUN

1755 – 1842

Elisabeth-Louise_Vigée_Le_Brun_-_Portrait_of_Marie_Gabrielle_de_Gramont,_Duchesse_de_CaderousseNée Louise-Elisabeth Vigée à Paris. À l’âge de 6 ans elle est envoyée au couvent et y reste jusqu’à ses 11 ans. Son père, qu’elle adorait, meurt en 1767 quand Elisabeth n’a que 12 ans, depuis toujours elle aime dessiner et à cette époque elle va régulièrement chez Gabriel Briard pour se former mais son talent dépasse de loin celui de Briard. Elle reçoit également de précieux conseils de Joseph Vernet.

Ses portraits ont tellement de succès qu’à 15 ans elle est déjà en mesure d’entretenir sa mère et son petit frère. En 1774, les officiers du Châtelet saisissent son atelier sous prétexte qu’elle pratique son art sans licence. Elle postule immédiatement pour l’Académie de Saint-Luc, puis elle déménage avec sa famille dans un hôtel particulier qui appartient à Jean-Baptiste Pierre Lebrun, peintre, collectionneur et marchand d’art. Lorsque, 6 mois plus tard, il demande sa main, Elisabeth gagne déjà suffisamment d’argent pour ne pas s’inquiéter de son avenir et n’y voit aucun intérêt mais face à l’insistance de sa mère qui le croit fortuné, elle finit par accepter. Toutes ses connaissances et amies continuent de lui déconseiller ce mariage qui finalement se fait en secret car en fait Lebrun est déjà marié avec une hollandaise. Cependant, cette union lui permet d’étudier et de copier les œuvres de maîtres collectionnées par son mari.

En 1779, son portrait de la reine Marie-Antoinette en robe de satin avec une rose à la main plait beaucoup et lui vaut de devenir portraitiste officielle et amie de la reine. Toute la haute société souhaite avoir un portrait de sa main. Julie, son seul enfant, naît en 1780. Elisabeth est reçue à l’Académie Royale de Peinture en 1783 avec une allégorie, “La Paix ramenant l’Abondance”, mais elle est ensuite la cible d’attaques calomnieuses : elle serait la maîtresse du Ministre des finances Calonne, dont elle réalise le portrait en 1785, et du peintre François Guillaume Ménageot, qui serait le véritable auteur de ses tableaux. L’Hôtel Lebrun est attaqué par des révolutionnaires et Élisabeth se réfugie chez son ami l’architecte Brongniart aux Invalides, puis chez la famille Rivière. Elle dira plus tard de la fin de l’Ancien Régime : “Les femmes régnaient alors, la Révolution les a détrônées”.

En Octobre 1789, après l’invasion de Versailles par les foules révolutionnaires, elle fuit en Italie, accompagnée de sa fille et d’une gouvernante, puis elle reprend la route pour Prague, Dresde, Berlin et arrive finalement à Saint-Pétersbourg où elle reste 6 années. Elisabeth est très appréciée par la famille Impériale et amasse une fortune considérable. En 1798, elle envoie de Saint-Pétersbourg deux de ses tableaux pour le Salon de Paris. En 1801 sa fille Julie épouse, contre la volonté de sa mère, Gaëtan Bernard Nigris, secrétaire des Théâtres Impériaux de Saint-Pétersbourg, et Élisabeth part pour Moscou.

Elle retourne ensuite en France en 1802, y retrouve son mari et son hôtel particulier, puis rejoint la Cour de Louis XVIII et du comte d’Artois en exil entre Londres, Bath et Douvres. En 1809 elle s’installe à Louveciennes et vit entre Paris et sa maison de campagne où elle reçoit son ami de longue date, le peintre Antoine-Jean Gros. Elle est très affectée par son suicide en 1835.

Élisabeth Vigée Le Brun meurt en 1842 à Paris. Bien qu’elle fut célèbre de son vivant elle est ensuite associée à l’Ancien Régime, en particulier à la Reine Marie-Antoinette, et restera sous-estimée jusqu’au 20ème siècle.

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