1599 – 1660
Peintre de la cour de Philippe IV, au Siècle d’or, Vélasquez y mène une longue carrière qui contribue à l’éclat du baroque espagnol. Aîné d’une famille de six enfants, Diego de Silva Vélasquez, qui inversera plus tard l’ordre de ses patronymes, est de naissance noble. Il commence dès l’âge de 11 ans dans l’atelier du peintre Francisco Pacheco, et devient son élève préféré puis, en 1618, son gendre. Introduit à la cour de Madrid par l’entremise du Comte d’Olivares, le ministre de Philippe IV, Vélasquez est nommé peintre du roi dès 1623. Entre Philippe IV, jeune souverain épris de peinture, et Vélasquez, jeune peintre plein d’ambition, s’établit une relation de confiance qui, pendant près de 40 ans, donne lieu à un des plus fastueux exemples de mécénat royal. Outre son titre officiel de peintre du roi, Vélasquez cumule des fonctions qui l’amènent à assumer de lourdes charges administratives (comme superviser la conservation et l’embellissement des palais de Madrid).
Pressé par Rubens de se rendre en Italie, Vélasquez obtient la permission royale de visiter le pays des peintres qu’il admire le plus. Il y reste d’août 1629 à janvier 1631. Il retourne plus tard à Rome où il peint la Vénus au miroir (vers 1648). Revenu à Madrid sur ordre du roi, en juin 1651, Vélasquez est nommé dès l’année suivante au plus haut poste qu’offre la cour : celui de maréchal du palais.
Il peint Philippe IV âgé, ainsi que sa jeune épouse et leurs enfants, dans des atours dont les roses pâles et les gris argentés se marient aux carmins des rideaux et aux dorures des meubles et des glaces.
Au cours de sa dernière période, Vélasquez réalise deux grandes toiles qui parachèvent sa vision personnelle du baroque : les Ménines (vers 1656), et les Fileuses (1657), transposition réaliste du thème mythologique d’Arachné. Pour Édouard Manet, il est “le plus grand peintre qu’il y ait jamais eu”. En 1659, au terme de l’enquête tendant à établir qu’il n’a pas d’ascendance juive, comme l’exige l’Inquisition, et qu’il n’exerce aucune activité mercantile, Vélasquez obtient l’insigne faveur de revêtir l’habit des chevaliers de Saint-Jacques-de-l’Épée. Ultime acte de dévouement au roi, qui doit signer le contrat de mariage de sa fille Marie-Thérèse avec Louis XIV, le peintre se rend sur l’île des Faisans, près d’Irún, afin d’y régler tous les détails de l’entrevue entre les deux monarques. Il y contracte une forte fièvre, dont il meurt.
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