1594 – 1665
Nicolas Poussin reçoit sa première formation de Quentin Varin, qui visite Les Andelys en 1612 et incite le jeune homme à devenir artiste. La même année, il part pour Paris et s’arrête probablement pour une courte période à Rouen, dans l’atelier de Noël Jouvenet. Enfin, après de brefs séjours dans l’atelier du portraitiste Ferdinand Elle et dans celui de Georges Lallemant, il semble avoir pris son indépendance, travaillant tantôt à Paris, tantôt en province et exécutant toutes les commandes qu’on lui propose. Il se rend à Rome au printemps 1624, après s’être arrêté à Venise un court moment. Son unique ami italien, Marino, a introduit Poussin auprès des collectionneurs romains, qui sont ses meilleurs clients. Parmi eux, le plus puissant était le cardinal Francesco Barberini, neveu du pape Urbain VIII, pour lequel il peint la Mort de Germanicus (1628), mais le plus important est le secrétaire du cardinal, Cassiano dal Pozzo, amateur d’art passionné. Poussin choisit ensuite la tranquillité, cesse de briguer les grandes commandes officielles et s’en tient à la production de toiles de dimensions moyennes pour des collectionneurs modestes mais attentifs. Vers 1635, la renommée de Poussin commence à s’étendre et atteint Paris, probablement en raison des peintures envoyées en guise de présents par le cardinal Francesco Barberini au cardinal de Richelieu. En 1636, l’artiste peint 2 toiles commandées par ce dernier. Durant les années qui suivent, les liens avec la France se resserrèrent, et, en 1639, Poussin est invité à venir travailler pour Louis XIII et le cardinal de Richelieu. Il montre beaucoup de réticence à quitter Rome, et ce n’est que lorsqu’il reçoit des ordres nets qu’il consent à prendre la route de Paris, où il arrive dans les derniers jours de 1640. Il est nommé Premier peintre du roi et se voit confier d’importants chantiers, dont celui de la Grande Galerie du Louvre, mais les projets monumentaux qui lui sont confiés ne conviennent pas à son tempérament. Poussin retourne à Rome en 1642, et achève sa carrière avec la somptueuse série des Saisons (1660-1664), allégorie des passions humaines. Le paysage prend de plus en plus d’importance dans sa peinture. A travers des sujets allégoriques, il représente une nature grandiose, qui impose à l’être humain sa loi. Ainsi, Poussin incarne le classicisme français.
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