Parmigianino

PARMIGIANINO

1503 – 1540

Parmesan Francesco Mazzuoli, dit Parmigianino, est né à Parme. Devenu orphelin, il est recueilli par ses deux oncles paternels qui sont peintres. Au moment d’apprendre à écrire, il montre d’étonnantes dispositions pour le dessin et il est envoyé chez les grands maîtres pour y apprendre d’emblée les bonnes manières. Lorsqu’il a 16 ans, il peint un baptême du Christ d’une rare beauté.

Par la suite, Francesco Mazzuoli souhaite se consacrer à la fresque et commence par décorer une chapelle dans l’église de San Gio puis, craignant pour sa vie, ses oncles l’envoient avec son cousin à Viadana. Ils rentrent ensemble à Parme, à la fin de la guerre. Il achève alors des tableaux déjà commencés et en peint de nouveaux, toujours aussi merveilleux, alors qu’il est âgé de seulement 19 ans.

Il décide ensuite d’aller à Rome pour y découvrir les Å“uvres de Raphaël et de Michel-Ange, en emportant quelques-uns de ses tableaux, dont un autoportrait ((Autoportait dans un miroir convexe, 1524). Il est aussitôt présenté à Clément VII qui est émerveillé par son talent. Dès lors, sa réputation ne cesse de s’étendre et les commandes affluent.

Durant le Sac de Rome (1527), les allemands s’en prennent aussi bien aux artistes qu’aux Å“uvres mais, stupéfaits par la beauté de ses tableaux, ils le protègent et le laissent travailler en paix. En échange, il donne à l’un d’eux une grande quantité de dessins et d’aquarelles puis, constatant que la situation à Rome ne s’améliore pas, son oncle le ramène à Parme, en passant par Bologne. Mazzuoli y fait graver quelques estampes et exécute une grande quantité de tableaux mais il se fait également voler ses cuivres, ses bois gravés, et tous ses dessins. Lorsque Charles Quint est à Bologne pour son couronnement il le représente et lui montre son ouvrage mais n’en tire aucune récompense, en décidant que le tableau n’est pas terminé.

De retour à Parme en 1531, quelques mois après le départ du Corrège, il entreprend la décoration de l’église de Santa Maria della Steccata puis de Santa Maria dei Servi qu’il abandonne pour se consacrer à l’alchimie, avec l’espoir de devenir riche en congelant le mercure. Il dépense pour cela bien plus que ses peintures lui rapportent. Payé par avance, ses travaux inachevés le conduisent à un procès qu’il évite en s’enfuyant et il retourne, pour un temps, à ses pinceaux, avant de sombrer à nouveau dans ces expériences qui le rendent méconnaissable. Par la suite, la mélancolie le gagne, sa santé s’altère, jusqu’à ce qu’une grave fièvre l’emporte. Son cousin, Ieronimo Mazzuoli, se charge alors de poursuivre son style.

Bien que sa carrière fut courte, Parmigianino est l’un des grands précurseurs de la peinture maniériste du Cinquecento (16ème siècle italien). Il sut donner aux attitudes de ses personnages un charme suave et une élégance qui n’appartiennent qu’à lui, adoptés par de nombreux imitateurs.

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