Egalement appelé l’Art optique, l’Op Art est une branche de l’abstraction géométrique qui se singularise par l’illusion optique.
Introduit par Victor Vasarely qui est à l’origine des effets optiques dans l’art contemporain, l’Op Art décrit les peintures produites à partir des années 1960, essentiellement abstraites, qui exploitent la faillibilité de l’Å“il à travers des illusions ou des jeux optiques et donnent une impression de mouvement, les effets d’illusion que produisent les Å“uvres Op Art restent strictement virtuels, seulement inscrits sur la surface de la rétine, l’Å“il est le moteur de l’Å“uvre.
En 1938 Vasarely crée Zebra, peinture entièrement constituée de bandes noires et blanches, courbes parallèles et rapprochées de manière à donner l’impression tridimensionnelle d’un zèbre puis il reproduit ce procédé en 1939 avec deux zèbres aux cous enlacés et une lithographie d’un zèbre au galop considérée comme étant la première oeuvre du mouvement Op Art. L’artiste joue avec les perspectives pour attirer le regard du visiteur vers un univers sensoriel où les repères s’estompent.
L’Art Optique, par son effet de mouvement, est souvent associé au Futurisme et de l’Art Cinétique mais s’en distingue par la technique qui traduit le mouvement, l’Art Cinétique ne produit pas un mouvement virtuel mais réel, comme les mobiles de Calder ou les Rotoreliefs de Duchamp mais parfois la frontière entre ces deux courants est plus trouble (Agam, par exemple, obtient l’effet de mouvement par le déplacement du spectateur par rapport à l’Å“uvre) et plusieurs groupes Optiques-Cinétiques se forment, principalement le groupe GRAV (Morellet, Yvaral ..) et en Italie le Gruppo T.
Bridget Riley est l’artiste britannique qui représente l’Op Art, aux US, Richard Anuszkiewicz et Josef Albers en sont les plus proches représentants.
L’Op Art reçoit un accueil mitigé à ses débuts puis ce mouvement devient très connu et très populaire, il se veut accessible à tous et même ludique, par ailleurs, les motifs et procédés visuels des artistes sont largement repris par la mode et le design graphique.
La peinture Hard-Edge, liée à l’abstraction géométrique, l’Op Art et la Color field painting se définit par des champs de couleurs très nettement délimités les uns des autres, une netteté et une clarté particulières. Le terme est inventé par les critiques d’art Jules Langsner et Peter Selz en 1959 pour décrire le travail de peintres californiens qui, en réaction à l’expressionnisme abstrait, adoptent une application de peinture volontairement impersonnelle. Bien que la Californie soit son centre créatif, le Hard-edge trouve son origine dans plusieurs écoles de peinture mais c’est aussi un terme descriptif que l’on peut retrouver dans la peinture figurative. Parmi les artistes associés à la peinture Hard-edge figurent Karl Benjamin, Florence Arnold, John Barbour, Larry Bell, John Coplans, Lorser Feitelson, Frederick Hammersley, June Harwood, Helen Lundeberg, John McLaughlin, Dorothy Waldman, Josef Albers, Richard Anuszkiewicz, Max Bill, Ilya Bolotowsky, Herbert Busemann, Ralph Coburn, Nassos Daphnis, Ronald Davis, Gene Davis, Robyn Denny, Howard Mehring, Burgoyne Diller, Burhan Dogancay, John Ferren, Peter Halley, Al Held, Robert Indiana, Ellsworth Kelly, Günther C. Kirchberger, Alexander Liberman, Agnes Martin, George LK Morris, Kenneth Noland, Ad Reinhardt, Deborah Remington, Bridget Riley, Ludwig Sander, David Simpson, Leon Polk Smith, Julian Stanczak, Jeffrey Steele, Frank Stella, Myron Stout, Leo Valledor, Victor Vasarely, Charmion von Wiegand, Neil Williams, John Stephan, Larry Zox et Barbro Östlihn.