le dominiquin / FRAGONARTS

LE DOMINIQUIN

1581 – 1641

le dominiquinDomenico Zampieri, dit Le Dominiquin, connu pour ses fresques et ses retables, est un artiste italien influent qui contribue à établir le style classique du 17ème siècle. Né à Bologne, il reçoit son premier enseignement dans sa ville natale puis il suit Guido Reni et Francesco Albani à l’Académie des Carracci où il se distingue rapidement des autres élèves, il fait partie de l’équipe qui part pour Rome peindre des fresques du palais Farnèse en 1602. Il retourne s’installer à Bologne en 1604 et peint des fresques pour l’église San Onofrio, une autre pour une chapelle de l’abbaye de Gottaferrata et celle de la chapelle Polet, dédiée à sainte Cécile à Rome. Avant d’achever la Vie de sainte Cécile (1612-15), il peint pour l’église romaine de San Girolamo della Carità un grand tableau d’autel, la Dernière Communion de saint Jérôme (1614), son Å“uvre la plus célèbre.

Il séjourne quelque temps à Fano pour décorer la chapelle de la famille Guido Nolfi dans la cathédrale de Fano (1617) puis il est de retour à Bologne (1619) pour réaliser trois retables majeurs, durant cette période il se marie avec Marsibilia Barbetti. La commande n’est pas achevée que le pape Grégoire XV (Alessandro Ludovisi) le nomme architecte pontifical (1621), il dessine les plans de la Villa Ludovisi, reçoit au moins trois commandes de portraits et une autre pour décorer la nouvelle église Sant’Andrea della Valle, qui est achevée vers 1627.

Il s’installe à Naples en 1631 quand il est engagé pour la décoration de la chapelle San Gennaro de la cathédrale de Naples et quelques mois plus tard il assiste à l’éruption du Vésuve qui lui inspire sa première fresque. Des tensions avec le vice-roi espagnol et les efforts des artistes napolitains pour perturber sa commande l’obligent à fuir en 1634 puis il retourne à Naples en 1635 et continue son travail dans la cathédrale jusqu’en 1641 lorsqu’il rédige son testament. Trois jours plus tard il meurt, laissant son Å“uvre inachevée. Selon sa femme, il aurait été empoisonné.

Au 17ème et 18ème siècle les réalisations du Dominiquin sont considérées comme les deuxièmes après celles de Raphaël mais au milieu du 19ème siècle il est moins bien estimé, puis son importance est à nouveau reconnue au 20ème siècle.

Une importante exposition est consacrée à l’artiste, à Rome, en 1996.

OEUVRE(S) DISPONIBLE(S) POUR CET ARTISTE: