1598 – 1664
Peintre espagnol démodé et presque oublié à la fin de sa vie puis redécouvert par les romantiques français, Francisco De Zurbarán connaît aujourd’hui une faveur internationale.
Au cours d’un apprentissage de 3 ans (1613-1616) à Séville, il se lie d’amitié avec Vélasquez. Zurbarán peint pour les églises, à partir de 1626 des commandes importantes attestent de son succès croissant auprès des ordres religieux. Après une violente poussée de ténébrisme et de tension, dont le Retable de saint Pierre à la cathédrale de Séville marque le point culminant, un séjour de six mois à la Cour (1634) élargit son horizon. Vélasquez le fait appeler pour collaborer à la décoration du nouveau palais du Buen Retiro, Zurbarán y peint la Défense de Cadix et la série des Travaux d’Hercule, et gagne le titre, purement honorifique, de peintre du roi. Dès lors, sa palette s’éclaircit et s’assouplit, le paysage prend une place croissante. La période qui suit est moins heureuse, Zurbarán semble se remettre difficilement de la mort de sa femme en 1639, les commandes monastiques se font plus rares, la crise économique éprouve Séville, et la terrible peste de 1649 la dépeuple (elle emportera aussi son fils). En 1658 il tente de nouveau sa chance à la Cour de Madrid mais l’appui de Vélasquez n’y suffit pas, son heure est passée, il ne rencontre plus qu’indifférence et végète dans une pénurie cruellement mise à jour par son inventaire après décès.
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