Philippe de Champaigne

DE CHAMPAIGNE

Philippe de Champaigne1602 – 1674

Peintre français d’origine flamande, élève de Jean Bouillon de 1614 à 1618, Philippe De Champaigne travaille ensuite dans l’atelier du miniaturiste Michel de Bourdeaux avant de recevoir à Bruxelles, en 1620, l’enseignement du paysagiste Fouquières. Il refuse en 1621 d’aller dans l’atelier de Rubens et préfère se rendre en Italie en passant par Paris, c’est ainsi qu’il entre dans l’atelier de Lallemant. Logé au collège de Laon, où habite également Poussin, il contribue à la décoration du palais du Luxembourg (1622-1626). En 1628 l’intendant de Marie de Médicis lui offre la succession de Duchesne avec le titre de peintre ordinaire de la reine, une pension annuelle de 1200 livres et un logement au Luxembourg. Il épouse, le 30 novembre, la fille de Duchesne. En 1634 Louis XIII lui commande une Réception du duc de Longueville dans l’ordre du Saint-Esprit. Il semble être également le peintre favori de Richelieu qui le charge de décorer, au Palais-Cardinal, la galerie des Objets d’art et la galerie des Hommes illustres. Bien qu’il ait refusé, en 1635, d’aller diriger les travaux de décoration du château de Richelieu, le cardinal ne lui retire jamais sa faveur, laissant Lemercier lui passer la commande, en 1641, des décorations de l’église de la Sorbonne et il posera à plusieurs reprises devant lui (Louvre, Chantilly, Varsovie, Londres).
Peintre officiel de la Cour, il est également très apprécié de l’Église. Il décore le couvent des Filles-du-Calvaire, proche du Luxembourg, le carmel de la rue Chapon .. Il peint à plusieurs reprises Louis XIV. Sa réputation gagne même la province, en 1644 il exécute une Nativité pour la cathédrale de Rouen. Bien qu’un nombre considérable de ses portraits soient perdus, nous savons, par la gravure et par les effigies parvenues jusqu’à nous, que toute la haute société française a posé devant lui entre 1642 et 1660, ainsi Champaigne est considéré comme un des plus grands portraitistes de son siècle et un des plus originaux. De cet art, il semble qu’à partir de 1662 la fécondité se soit tarie. Homme d’une époque alors révolue, il ne s’accorde guère avec celle qui se crée. Il demeure un grand représentant du classicisme.

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