1819 – 1856
Le jeune Théodore affirme sa vocation artistique à un âge extraordinairement précoce. En 1831 il entre dans l’atelier d’Ingres qui comprend tout de suite les dons exceptionnels de cet adolescent déjà en possession de son métier et lié aux artistes et écrivains les plus en vue. Le succès remporté au Salon de 1839 lui vaut une commande dont le gain permet son voyage en Italie où il séjourne 6 mois, de cette époque date le prodigieux Portrait de Lacordaire (1840) puis, à partir de 1842, de nouvelles tendances s’affirment dans l’art de Chassériau et son voyage en Algérie (1846) scelle ses inclinations. Il décore, entre autres, l’escalier de la Cour des comptes (1844-1848) qui sera détruit avec le reste de la construction au moment de la Commune et dont subsistent quelques fragments.
De l’art de Chassériau émane une sorte de charme mystérieux, à la fois noble et voluptueux, suscité en grande partie par des femmes admirées ou passionnément aimées, qui sera source d’inspiration pour Puvis de Chavannes et Gustave Moreau. Grâce aux donations d’un parent de l’artiste, le baron Arthur Chassériau, un collectionneur qui a fait de la recherche des oeuvres de Théodore à travers le monde l’entreprise de sa vie, le Louvre conserve un ensemble considérable de tableaux, esquisses, aquarelles, dessins et albums de Chassériau.
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